Le temps notre (nouveau) luxe ?

J’ai l’impression que le temps est devenu un luxe et que c’est un peu ce qui nous différencie de la génération précédente, que je considère comme la génération des « travailleurs ».

Pour eux le travail avait une place beaucoup plus importante, ils ne prenaient (n’avaient) pas vraiment le temps de se poser toutes ces questions qui nous pré-occupes aujourd’hui, avançaient simplement toujours vers l’avant.

Déjà leurs parents avant eux n’eurent pas vraiment le choix: c’était la période de l’après-guerre où il fallait reconstruire et relancer l’économie. Le moto général: bosser, bosser et encore plus bosser. J’ai l’impression que toute la société c’est soudainement construite autour de ce principe. L’identification à son job (on y passe la plus grande partie de son temps de toute façon) et donc petit à petit on c’est dit que cela devait devenir une vocation, peut être même une passion. Puis on y a encore ajouté l’idée qu’en se donnant corps et âme pour son travail, on allait avoir la réussite, gagner beaucoup de l’argent (donc pouvoir s’acheter plein de chose), une maison etc…. ou dans le pire des cas nous permettre d’assurer un meilleur avenir pour nos enfants. La société de consommation dans toute sa splendeur !

Ajouter à cela prestige, reconnaissance et statut social associé à son travail. On l’utilise comme baromètre pour se comparer aux autres et les catégoriser ! C’est d’ailleurs, bien souvent, l’une des première chose que l’on demande à une personne que l’on rencontre pour la première fois « c’est quoi ton job à toi ? » ou encore « tu fais quoi dans la vie ?».

Nous en sommes arrivés à nous persuader que notre job nous définit ! Je suis « vendeur », « postier », « ingénieur », « docteur », etc. Je veux bien croire que dans certain cas cela est vraiment une vocation / passion, mais cela définit sûrement pas une personne dans son entier.

Ne serait-il  pas intéressant d’apprendre à connaître quelqu’un au travers de ses passions, hobbies et valeurs !? Je ne pense pas que l’on en jugerait moins… mais on aurait au moins une idée plus complète de la personne et pas uniquement de son job.

J’espère que cela est en train de changer. Que notre génération mais peut-être encore plus la suivante, se rend(ra) compte qu’il n’y a pas que le travail ! Que l’on peut trouver de la reconnaissance/épanouissement ailleurs que dans sa carrière et qu’il est plus important d’avoir du temps. Du temps pour soi et du temps pour les autres !

Un autre aspect de notre « problème » de manque de temps, vient du fait que l’on a accès à tout plus facilement, plus rapidement et bien souvent pour pas cher ! Prenons par exemple internet, on est constamment connecté (smartphone, tablette, ordinateur, montre), on a toujours peur de manquer quelques choses (le web ne s’arrête jamais), et on fait souvent plusieurs choses à la fois, nos agenda son rempli à déborder (comme si l’on avait peur de l’inactivité) ! On doit travailler, faire du sport, passer du temps avec sa famille, voir les amis, avoir des hobbies, des passions, faire du bénévolat, etc. et ça n’en fini plus. Au final on ne fait que courir, courir après notre temps !

Nous devons reprendre le contrôle de notre temps, de nos vies !! Apprendre à déconnecter, embrasser le silence et ne plus avoir peur de l’inactivité ! S’assurer chaque jours des petits moment de tranquillité ! Être plus dans le moment présent et se concentrer sur UNE seul chose à la fois, prendre le temps pour ce que l’on fait !

Simplifier sa vie pour mieux en profiter !

La prochaine fois que vous devrez attendre 5 minutes ou même 10, essayer de ne pas, automatiquement, plonger dans votre smartphone, lire vos mails ou surfer mais plutôt, saisir l’occasion pour ne rien faire, regarder ce qui vous entoure mais aussi se qui se passe en vous, ce que vous ressentez !

Cela n’est pas toujours facile, personnellement je retombe souvent dans mes « vieilles » habitudes, l’important est d’un prendre conscience et de commencer petit à petit.

 

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Noël

Les fêtes de Noël approchants gentiment, je me fais déjà pas mal de réflexion concernant mon rapport avec cette période de l’année.

Noël est souvent synonyme de consommation (extrême) que cela soit en terme de nourriture, cadeaux ou encore décorations ! Sans parler du stresse engendré (recherche/achat de cadeaux, réunion de famille, etc..)

Mais voilà, que faire lorsque l’on a justement décider de ne plus consommer !? Quelle signification donner à cette fête (surtout si son aspect religieux, qui il me semble à tendance à être un peu oublié, ne nous parle pas vraiment non plus).

J’ai le dit au début de ce blog, ce projet est une démarche personnel et il ne devrait pas affecter ma famille ou mes amis, du moins pas de manière négative!

Ma petite fille, du haut de ces 5 ans, n’a jamais demander à devenir minimaliste… bien au contraire 🙂

De plus pour être honnête avec vous, si l’on effectue un petit retour en arrière, personnellement, étant petit j’ai toujours été beaucoup gâté et reçu pleins de cadeaux lors des fêtes de Noël ! Je me réjouissais donc toujours extrêmement de cette période ! Et logiquement à la naissance de ma fille, cela m’était très important de lui transmettre mon « amour » pour cette fête en m’assurant qu’elle était, elle aussi, plus que gâtée (et pas uniquement à Noël d’ailleurs).

Je vous laisse imaginer le résultat….

Pour vous dire la vérité, je n’ai pas encore trouver toutes les réponses à mes questions. Pour l’instant j’ai essayé de dresser une liste des choses qui me tiennent à coeur et pour lesquelles je me réjouis de cette fin d’année :

– L’occasion de retrouver sa famille et ses amis et de partager (un bon moment) ensemble

– Faire un (ou plusieurs ^^) bon repas

– Etre reconnaissant pour ce que l’on a et pour l’année écoulée

– Les jolies décorations un peu partout

– La neige qui tombe à la lumière des lampadaires (c’est pas interdit de rêver…)

Je veux aussi arrêter de trop gâter ma fille durant l’année et aussi d’essayer de lui faire prendre conscience que l’on ne doit pas forcément besoin de désirer tout ce que l’on voit dans les publicités et/ou magasins. Qu’il vaut mieux bien choisir et apprécier ce que l’on achète/reçoit. (bref, privilégier la qualité sur la quantité).

Voilà, affaire à suivre dans ces prochaines semaines 🙂

Mes références

Un post rapide pour partager avec vous mes références principales:

Livres:

  • The Effortless Life, de Leo Babauta
  • Mini-missions for simplicity: Courtney Carver
  • Simplicity: Essays, de millburn et nicodemus
  • The right to write, Julia Cameron
  • Essentialism: The Disciplined Pursuit of Less, Greg McKeown
  • Waking Up: A guide to spirituality without religion, de Sam Harris

Blog

Partir vivre ailleurs…

Je viens de commencer un nouveau livre sur le thème du « Vagabondisme » (terme anglais pour illustrer le fait de voyager autrement, sans forcément beaucoup d’argent et en sortant des sentiers battus) et cela m’a fait réfléchir à ma propre envie de voyage, de vivre dans un autre pays, d’aller voir ailleurs.

Sari m’a demandé l’autre jours, de tracer une ligne et m’a expliqué que les deux bouts de cette ligne représentaient le début et la fin de ma vie. Elle me demanda ensuite de marquer d’un trait ma position actuelle. Je traçais alors spontanément un trais en pleins milieu, comme si j’avais atteins la moitié de ma vie. Finalement, elle me demanda si j’avais des regrets concernant cette première « moitié » ?

Ma réponse fut bien entendu: OUI ! je ne pense pas être le seul à devoir répondre par l’affirmative. Attention je ne regrette (heureusement) bien sûr pas tout, mais j’ai tout de même quelques regrets et l’un d’eux est de ne pas être partit à l’aventure, parcourir le monde, « vagabonder » lorsque j’eu atteins mes 20 ans.

Je me demande ce qui se cache derrière ce besoin d’allez voir ailleurs, de partir. On dit toujours que l’herbe est plus verte ailleurs. Pourquoi avons nous l’impression que c’est toujours mieux chez les autres ? Qu’est-ce qui nous empêche de voir/découvrir notre propre pays avec ce même regard du voyageur émerveiller qui découvre pour la première fois un nouvelle endroit. Que cherche-t-on vraiment là-bas ?

Pendant longtemps j’ai rêvé d’aller vivre à New York, je me disais que ma vie y serait meilleure, que là-bas je pourrais recommencer à zéro, personnes ne me connaîtrait et tout serait alors possible !

Est-ce donc cela ? Le reflet d’une certaine insatisfaction !

Ne vaudrait-il pas mieux alors se demander qu’est-ce qui est à l’origine de cette dernière !? Comme bien souvent, il suffirait sans doute de se recentrer et chercher la/les réponse(s) en soi.

Par exemple en ce moment je ressens souvent l’envie de partir vivre en Amérique du Sud. J’ai lu il n’y a pas si longtemps un livre sur une famille de français qui est allé vivre 3 ans en équateur, ce qui m’a beaucoup fait rêver !

En regardant donc de plus près cette envie et en essayant de mieux la comprendre, ce que je pense y trouver, c’est un autre rythme de vie, j’ai l’impression que là-bas, on prends plus le temps, tout est plus lent. Les relations entre individu ont encore une place centrale dans la société. La vie à l’air d’y être plus simple !

Ce sont naturellement exactement les aspects qui se trouvent au centre de mes pré-occupation en ce moment !

Je pense qu’il est important de ce poser ce genre de questions et surtout d’en chercher les réponses en soi. Seulement ainsi pouvons nous effectuer ces petits changements qui nous permettrons un jour, d’avoir nous aussi cette herbe si verte devant chez nous.

Pour revenir sur la question de Sari, elle a finit par me demander si dans deux ans ma réponse serait  la même (la nouvelle période écoulée) ?

Je ne peux pas être complètement sûr de ma réponse, mais en tout les cas, je pense être sur la bonne voie pour la changer !!

Pourquoi écrire ?

Aujourd’hui je me suis demandé pourquoi je me suis mis à écrire (offline d’abord) puis en suite sur ce blog ?

J’ai découvert que l’écriture à sur moi un effet thérapeutique, cela me permet d’ordonner un peu mes pensées, mes réflexions et de les faires évoluer en les couchant sur le « papier ».

Et puis c’est une chance pour moi de partager ma vision du monde, d’essayer de partager mes (nouvelles) valeurs, mes passions avec d’autres personnes et de leurs permettre de (mieux) me connaître.

Connaissons nous vraiment les personnes avec qui nous interagissons tous les jours, les personnes que nous croisons au travail, les personnes avec qui nous discutons devant un café, nos amis ou même notre famille.

La plus part du temps les conversations sont « superficielle », nous parlons de la pluie ou du beau temps, sans vraiment allez plus en profondeur. Comme si nous avions peur de nous ouvrir aux autres mais aussi peur de ce que l’autre pourrait vouloir partager avec nous.

Ou peut être que cela est simplement une conséquence de notre société et de son flux constant, tout doit allez vite, productivité, efficacité, surtout ne pas perdre du temps à discuter ou à s’intéresser aux autres et encore moins à leurs problèmes !!

On se rencontre en vitesse et on partage un maximum d’information en un minimum de temps. On communique constamment online, via les réseaux sociaux ou par whatsapp interposer, mais sans vraiment rien échanger de profonds.

Mon projet a aussi pour but de changer cela pour moi. Je veux simplifier ma vie, diminuer mes possessions et de ce fait mes distractions afin de pouvoir revenir à des choses plus importantes, revoir mes valeurs et (re)donner plus d’importance aux personnes, aux relations, aux gens qui partagent ma vie ou que je rencontre quotidiennement.

J’espère que par ce blog, je pourrais donner un aperçu de ma vision, des mes valeurs et de mon changement.

Voilà c’est tout pour le moment. Prenez soin de vous et à bientôt pour de nouvelles pensées.

 

 

Questionnement

J’ai beaucoup parlé de ce projet avec mon épouse afin de mieux définir quel en est le but.

Elle remettait un peu mon concept en question, en s’interrogeant sur le fondement même de mon idée: qu’est-ce que je recherche en renoncent acheter quelque chose de nouveau mais en continuant à dépenser sans compter pour des services (resto, ciné, théâtre, wellness), etc…

Où fixer la limite ? Est-ce que ma démarche à vraiment un sens dans ce cas ?

Et si un objet que j’utilise quotidiennement se casse et que cela me coûte deux fois plus cher pour le réparer, que faire?

Cela soulève donc la question suivante : Est-ce que le fait de ne rien acheter de nouveau a pour but de moins dépenser d’argent ?

Je pense personnellement que cela n’est pas vraiment l’idée ! C’est facile de vouloir économiser, vivre une vie minimaliste lorsque l’on a pas vraiment besoin de se soucier de l’aspect financier, lorsque l’on a le luxe de pouvoir se faire ce genre de réflexion !

Pour moi l’idée va plus loin, c’est une manière, à mon échelle de ne plus consommer sans réfléchir, de ne plus me laisser emporter dans cette dynamique où l’on produit à profusion, où l’offre dépasse largement la demande.

J’aime aussi beaucoup lire, surtout lorsque cela me permet d’apprendre quelque chose de nouveau ou de me documenter sur les expériences faites par d’autres personnes (comme par exemple un livre sur le minimalisme de Joshua Fields et Ryan Nicodemus), de plus mes livres sont acheter en général « électroniquement », il n’y a donc pas vraiment un produit physique derrière cet achat et l’écriture étant un art, est-ce que cela doit être considérer comme un achat matériel, un service, une distraction ou encore du développement personnel.

Je l’ai dit dans ma présentation, j’ai (avais?) un véritable problème face à ma consommation de bien, par contre je ne me considèrent pas comme quelqu’un qui abuse des services, aillant un enfant en bas âges je ne suis de toute manière pas tous les weekend à sortir, allez au ciné, resto etc. Donc je ne pense pas devoir vraiment changer mes habitudes à ce niveau là.

Je ne vois de toute manière pas ce projet comme quelque chose de fixe, mais plutôt d’évolutif, j’ai envie d’apprendre de ma démarche, d’être plus conscient face à mes habitudes de consommation, de m’essayer à l’échange, d’allez emprunter/chercher mes livres à la bibliothèque, quitte à me rabattre sur d’autre ouvrage, etc….